
Dans le cadre de la mise en œuvre du document de propositions de mesures pour l’état de préparation à la REDD+, trois projets exécutés. Il s’agit du :
(i) projet de soutien à la préparation à la REDD+ (P-REDD+) financé par le fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) ;
(ii) programme d’appui au REDD+ Readiness et Réhabilitation des forêts au Togo (ProREDD) financé par le gouvernement allemand et mis en œuvre par la GIZ ; et
(iii) le projet gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT) financé par la Banque Mondiale.
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Dans le contexte de la R-PP du Togo, la planification de l’élaboration du niveau d’émission de référence national (REL) pour les forêts et du niveau de référence national pour les forêts (RL) a été faite sur la base du guide méthodologique «Decision Support Tool for Developing Reference Levels for REDD+ », préparé par Winrock International et la Banque mondiale sous la direction de Nancy Harris. Les sous chapitres retenus sont les suivants :
- champs des activités du niveau de référence ;
- définition de la forêt au Togo au titre de la REDD+ ;
- échelle de mise en oeuvre de la REDD+ ;
- puits de carbone et les compartiments à considérer ;
- inventaire forestier national ;
- circonstances nationales ;
- définitions des trajectoires.
Il s’agit ici de réaliser des études analytiques pour collecter d’avantages de données sur les axes préliminaires de la REDD+ retenus dans le document RPP. Les études à réaliser sont relatives entre autres à (i) l’évaluation de l’utilisation des terres, des causes des changements d’affectation des terres, de la loi forestière, des politiques et de la gouvernance, (ii) les options stratégiques REDD, (iii) le mécanisme de plainte et de recours, (iv) les options de partage des bénéfices, (v) les impacts sociaux et environnementaux de la préparation à la REDD+ et de sa mise en œuvre.
Pour cette année 2016, les études programmées pour être lancées sont :
Dans le cadre de la campagne d’information et de dialogue initial avec l’ensemble des parties prenantes au processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+), l’Unité de Coordination Nationale REDD+ a organisé deux ateliers d’information et d’échanges avec les organisations de femmes du Togo. Le premier atelier a regroupé le 17 septembre 2016 au Palais des Congrès de Kara les membres des organisations de femmes des régions Centrale, Kara et Savanes. Le deuxième atelier s’est tenu le 19 septembre 2016 à l’hôtel le Berceau de Notsè et a regroupé les membres des organisations féminines des régions maritime et plateaux.
Selon Totétièbe DAMETOUGLE, Coordonnateur National Adjoint REDD+, ces ateliers visent à « sensibiliser et échanger avec les femmes, identifiées comme groupe vulnérable des parties prenantes au processus REDD+ afin qu’elles s’organisent et se mobilisent pour participer de manière efficace et coordonnée au processus d’élaboration de la stratégie nationale REDD+ du Togo ». Selon lui, « l’essentiel des activités des femmes portent sur les forêts et la terre. Il est donc important qu’elles s’impliquent pleinement dans le processus REDD+ afin que leurs préoccupations soient prises en compte ».
Au cours de ces deux ateliers, les discussions et les échanges avec les femmes ont porté sur l’état d’avancement du processus REDD+ au Togo, les rôles et responsabilités spécifiques des femmes dans le processus REDD+, les stratégies pour une implication active et coordonnée des femmes dans le processus, ainsi que les pistes et modalités de collaboration entre les organisations de femmes et l’Unité de Coordination Nation REDD+ dans la conduite du processus. « Que ce soit en milieu rural ou urbain, les femmes à travers leurs activités quotidiennes occupent une place prépondérante dans l’utilisation de nos ressources forestières et foncières. Or, les principaux défis à relever dans le cadre du processus REDD+ au Togo concernent entre autres les secteurs de l’agriculture, de la gestion des ressources forestières, de la politique énergétique et de l’aménagement du territoire. Vous comprenez bien que vous les femmes, vous constituez un maillon incontournable pour la réussite de ce processus» a déclaré M. BANLA Tchao, Point Focal REDD+ et représentant du Directeur Régional de l’Environnement et des Ressources Forestières de la Kara, ouvrant les travaux.
Les responsables des organisations de femmes ont salué cette initiative de l’Unité de Coordination Nationale REDD+. « Cette rencontre nous a permis de discuter de questions importantes qui concernent les femmes dans ce processus REDD+, tels que les questions d’énergie et les questions d’accès à la terre » a déclaré Mme ACAKPO -ADDRA Essivi Brigite de l’ONG WEP Togo. Pour Mme KABISSA Issoyotou Confort de l’ONG REFED, les femmes peuvent tirer plusieurs avantages de ce processus. « C’est pourquoi nous avons désigné des points focaux préfectoraux et régionaux pour nous permettre de mieux participer » a-t-elle poursuivi.
Selon les résultats du quatrième recensement général de la population et de l’habitat, la population togolaise compte 51,4% de femmes. Ces femmes sont largement tributaires de l’usage des ressources naturelles dans leurs activités économiques. Eu égard à leur implication dans l’utilisation des forêts, les femmes devraient compter parmi les bénéficiaires des initiatives de développement durable liées à celles-ci, notamment le mécanisme REDD+. La campagne d’information et de dialogue initial engagée par l’Unité de Coordination Nationale REDD+ permettra de mobiliser une part importante de ces femmes dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale REDD+ pour le Togo.
Blaise ATAKOUNA
Responsable IEC, Coordination Nationale REDD+
L’Unité de Coordination Nationale REDD+ poursuit sa campagne d’information des différentes parties prenantes au processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) du Togo. Dans cette optique, deux ateliers d’information et d’échange avec les chefs traditionnels ont été organisés les 14 et 16 septembre 2016. Le premier atelier a regroupé à l’hôtel Le Berceau de Notsè le 14 septembre 2016, les chefs traditionnels des régions Maritime et Plateaux. Le second atelier a regroupé au Palais des Congrès de Kara le 16 septembre 2016 les chefs traditionnels des régions Centrale, Kara et Savanes. Ces ateliers ont été conjointement animés par des experts de l’Unité de Coordination Nationale REDD+ et du Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales.
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C’est le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. SAMA Boundjouw, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des deux ateliers. Selon M. SAMA, « au vu du régime foncier actuel, de leur proximité avec les populations à la base et de leur fonction de garants des us et coutumes conférée par les dispositions législatives et règlementaires de notre pays, les chefs traditionnels occupent une place importante dans la conduite du processus REDD+ ». Il est donc important selon lui, que les chefs soient suffisamment informés sur la conduite de ce processus.
Le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI, a déclaré que « la chefferie traditionnelle est identifiée comme partie prenante au processus REDD+. Ce processus est inclusif, participatif et est basé sur la consultation des acteurs. Nous savons aussi qu’en matière de gestion des ressources forestières, le support demeure le domaine foncier. Et connaissant bien notre pays qui est régi par la gestion coutumière et le droit moderne en matière foncière, nous avons jugé bon de consulter la chefferie traditionnelle qui doit jouer un rôle important dans l’extension du couvert forestier national ».
Au cours de ces deux ateliers, les discussions et les échanges avec les chefs traditionnels ont porté sur le mécanisme REDD+, l’état d’avancement de ce processus au Togo, ses avantages ainsi que le rôle clé joué par les forêts dans le développement durable. Les chefs traditionnels ont également échangé sur leurs rôles dans le processus de décentralisation, ainsi que sur leurs rôles et responsabilités dans la conduite du processus REDD+ au Togo. Ils ont enfin échangé sur les stratégies à mettre en œuvre pour leur implication effective dans la conduite du processus REDD+. « Pour un aboutissement heureux de ce processus REDD+, vous chefs traditionnels, vous devez comprendre et vous approprier la décentralisation, puisqu’il met un accent particulier sur la responsabilisation des populations à la base sur les questions de développement », a déclaré M. IDOH Agbéko, Directeur des Libertés Publiques et des Affaires Politiques au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales. Pour M. KADITCHE Katchèki Hèzouwè, Attaché de Cabinet au même ministère, « les dispositions législatives et règlementaires du Togo donne une place de choix à la chefferie traditionnelle dans la gestion des questions en lien avec les ressources forestières, notamment la question foncière. Il est important que les chefs eux-mêmes s’empreignent de ces dispositions et prennent leurs responsabilités face à leurs administrés ».
Les participants à ces ateliers ont salué l’initiative de l’Unité de Coordination Nationale REDD+ de les informer sur l’évolution du processus au Togo. « Cette rencontre nous a donné l’opportunité de nous exprimer sur les difficultés que nous rencontrons en matière de gestion foncière et de protection de nos ressources forestières. Nous avons eu la chance d’avoir avec nous nos supérieurs hiérarchiques et nous avons eu des débats très enrichissants » a déclaré OUDANOU-DOBLI Oumorou, chef-canton de Korbonguou. « Nous voyons bien autour de nous les effets des changements climatiques et il faut faire quelque chose. Le processus REDD+ est donc le bienvenue et nous allons relayer l’information auprès de nos collègues chefs » a déclaré Togbui AGOKOLI IV, Président du Conseil National de la Chefferie Traditionnelle du Togo. Pour Togbui Adela KLASSOU IV, chef-canton de Bè, « il est important que les chefs fassent une restitution du contenu de cette rencontre avec leurs administrés, car je pense que ce processus REDD+ peut nous aider à mieux planifier notre développement ».
Il faut rappeler que ces ateliers d’information et d’échange s’inscrivent dans le cadre des campagnes d’information et de dialogues initial avec l’ensemble des parties prenantes au processus REDD+ au Togo.
Blaise ATAKOUNA
Responsable IEC, Coordination Nationale REDD+
Le projet de soutien à la préparation à la REDD+ est mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières à travers la Coordination Nationale REDD+. Il s'inscrit dans la mise en oeuvre du processus REDD+ au Togo. L’objectif général de ce projet est de permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le projet vise deux objectifs spécifiques:
Objectif de développement: renforcer la capacité de la République togolaise à concevoir une stratégie nationale solide à travers :
- une agriculture performante adaptée au changement climatique et à faible émission de carbone ;
- une gestion durable des forêts existantes et un accroissement du patrimoine forestier ;
- une maîtrise des énergies traditionnelles et un développement des énergies renouvelables
- l’aménagement du territoire et la réforme foncière.
Cette composante prend en compte les activités suivantes :
Le REDD est un mécanisme international dont le but est d’aider à stopper la déforestation et le changement climatique. REDD signifie la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des Forêts dans les pays en développement.
Il s’agit d’un mécanisme incitant les pays en développement à protéger et mieux gérer leurs ressources forestières afin de contribuer à la lutte mondiale contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les stratégies REDD+ font en sorte que les forêts sur pied aient une valeur plus grande que celles qu’on abat. La portée de la “REDD+” dépasse la déforestation et la dégradation des forêts et prend en compte la préservation et la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks de carbone par la plantation d’arbres. Les activités de REDD+ énumérées dans la Seizième session de la Conférence des parties (Décision 1/CP.16) de la Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques, au paragraphe 70 sont :
Dès que possible car une fois décimée, les forêts seront perdues pour toujours.
La question est cruciale, les estimations varient mais pour réduire la déforestation de moitié d’ici 2030 le REDD nécessitera des dizaines de milliards de dollars par an. Mais ne rien faire coutera bien plus chaque année.
La Coordination Nationale REDD+ est l'un des trois organes chargés de gérer le processus REDD+ au Togo. Elle a pour rôle d'assurer la conduite opérationnelle du processus REDD+. Elle a été créée par decret N° 2016-007 du 25 janvier 2016 relatif aux organes de gestion de la REDD+ au Togo. Ce décret créé aussi le Comité National REDD+ qui est l'organe suprême de gestion du processus et le Groupe National de Travail REDD+. La Coordination Nationale REDD+ est sous la tutelle du Ministère de l'Environnement et de Ressources Forestières. Cette Coordination Nationale met actuellement en oeuvre le Projet de soutien à la Préparation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation de forêts (P-REDD+). L'objectif de ce projet est de permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le but ultime est l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous.