jeudi 19 août 2021

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Les universités publiques du Togo ont bénéficié de deux conférences sur le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). La conférence à l’université de Lomé s’est tenue le lundi 27 février 2017 et celle à l’université de Kara le mercredi 1er mars 2017. Selon le Coordonnateur National REDD+ Hèmou ASSI, « les universités sont de hauts lieux du savoir. Elles ont donc un rôle important à jouer en matière de productions de données et statistiques essentielles à la conduite du processus REDD+ ». « L’objectif de ce ces conférences est donc d’informer le monde universitaire du démarrage du processus REDD+ et échanger avec ces acteurs sur le rôle de la recherche scientifique dans la conduite du processus au Togo », a poursuivi M. ASSI.Universite3

La cérémonie d’ouverture de la conférence à l’université de Lomé a été présidée par le 1er Vice-Président de cette institution, Professeur BATAWILA Komlan. Dans son intervention M. BATAWILA a remercié la Coordination Nationale REDD+ pour l’initiative de cette conférence. Le 1er Vice-Président a relevé plusieurs avantages de la REDD+ avant d’inviter les acteurs du monde universitaire à s’approprier ce processus. « Vous êtes les garants de la transmission, de l’éclosion et de la perpétuation du savoir. Je souhaite que ce savoir soit mis au service du processus REDD+ pour lui assurer une réussite parfaite » a conclut M. BATAWILA. A l’université de Kara, c’est le Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLESH), le Professeur Assogba GUEZERE qui a présidé la conférence.Universite1

Au cours de ces conférences, les enseignants-chercheurs et étudiants des deux universités ont eu droit à trois présentations sur le processus REDD+, ses objectifs, avantages, défis et opportunités, sur l’état d’avancement du processus au Togo et sur le rôle de la recherche scientifique dans la conduite du processus REDD+ au Togo. Dans sa présentation générale du processus REDD+, le Professeur Jürgen BLASER, Assistant Technique International, a expliqué le système climatique mondiale, le phénomène de l’effet de serre et les conditions environnementales passées sur la terre, notamment les grandes fluctuations de la température des cent dernières années, le rôle central de la forêt dans la lutte contre les changements climatiques, ainsi que les options de la politique climatique. Selon Professeur BLASER, « la concentration des gaz à effet de serre, comme le CO2, a augmenté dans l’atmosphère significativement dans les derniers 100 ans et est responsable du réchauffement climatique. Ceci est dû à l’activité humaine ». « La REDD+ apparaît donc comme une solution aussi bien d’adaptation que d’atténuation des changements climatiques », a ajouté Professeur BLASER. Universite

La seconde présentation s’est appesantie sur le contexte, les objectifs, les composantes, les organes de gestion, les parties prenantes, la méthodologie de mise en œuvre ainsi que les sources de financement du processus de préparation à la REDD+ au Togo. Le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI a dans cette présentation fait le point de l’état d’avancement du processus au Togo pour les six composantes du processus à savoir, l’organisation et la consultation (composante 1), la préparation de la stratégie nationale REDD+ (composante 2), l’élaboration d’un niveau de référence national pour les forêts (composante 3), la conception de systèmes nationaux de suivi forestier et d’information sur les garanties (composante 4), le calendrier et le budget (composante 5) ainsi que la mise en place d’un système de suivi-évaluation du programme (composante 6).

La troisième présentation a été faite par Dr. ADJONOU Kossi et Professeur DOURMA Marra de la Faculté des Sciences de l’université de Lomé. Cette présentation a porté sur le rôle de la recherche scientifique dans la conduite du processus REDD+. Selon les orateurs, « la recherche scientifique doit aider à fournir des données scientifiques utiles pour la mise en œuvre de la REED+ à travers la collecte des données, l’élaboration de méthodologies appropriées, le suivi-évaluation de la mise en œuvre du processus et de son impact socio-économique ». La présentation a aussi permis aux enseignants-chercheurs et aux étudiants d’échanger sur les réponses que la recherche scientifique peut apporter au processus REDD+, sur les opportunités et faiblesses du processus REDD+ au Togo, ainsi que sur les pistes de recherche dans le cadre de la REDD+ au Togo.Universite2

A la fin de ces présentations, les discussions entre les étudiants, les enseignants-chercheurs et la délégation de la Coordination Nationale ont porté entre autres sur le taux élevé de déforestation au Togo, les garanties de succès du processus REDD+, la responsabilité des plus grands pollueurs de la planète face aux changements climatiques, l’opérationnalisation de la Commission Nationale de Développement Durable (CNDD), les autres réformes institutionnelles à opérer pour la mise en œuvre de la REDD+, la problématique de l’utilisation du bois-énergie au Togo, le problème foncier a et le rôle de la recherche scientifique dans la conduite du processus. Ces débats ont permis aux étudiants et enseignant-chercheurs d’identifier des thématiques pour des recherches futures permettant de contribuer à la mise en œuvre du processus REDD+.

Il est à rappeler que ces conférences s’inscrivent dans le cadre de la campagne d’information et de dialogue initial initiée par la Coordination Nationale REDD+ à l’endroit de l’ensemble des parties prenantes au processus REDD+.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

La Coordination Nationale REDD+ a organisé sept (07) réunions de partage et d’échanges avec les parties prenantes au processus REDD+ sur les travaux de l’évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS). Les réunions se sont déroulées du 12 au 21 février 2017 dans toutes les régions économiques du Togo et dans Lomé commune. L’objectif poursuivi est d’informer les parties prenantes sur les objectifs et la méthodologie de réalisation de l’évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) du processus REDD+. Il s’agissait aussi d’informer les principaux acteurs du processus sur leurs rôles et responsabilités dans la conduite de l’EESS. EESS3

La cérémonie d’ouverture de la réunion de Lomé commune a été présidé par le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières M. TOKORO Adjignon. Dans son intervention M. TOKORO a remercié les parties prenantes pour leur forte implication dans la conduite du processus REDD+ au Togo. « La réunion de ce jour s’inscrit toujours dans la dynamique de permettre une meilleure participation de tous au processus », a poursuivi M. TOKORO. Le Directeur des Evaluations et de l’Intégration Environnementale à l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE) M. SEBABE Agoro a présenté les politiques de la Banque mondiale en matière de sauvegarde, ainsi que le rôle de l’ANGE dans la conduite du processus de l’EESS dans le cadre de la REDD+ au Togo. « L’ANGE devra coordonner ou superviser la réalisation des évaluations environnementales sociales stratégiques en veillant au respect du déclenchement des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale et de la procédure nationale en matière d’évaluation environnementale » a affirmé M. SEBABE. EESS4Auparavant, le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI a rappelé que « la réalisation de l’EESS permettra d’affiner les options stratégiques REDD+ déjà identifiées et évaluer les impacts positifs ou négatifs de leur mise en œuvre sur l’environnement et l’homme ». Outre la réunion de Lomé commune du 21 février 2017, ces réunions d’information et d’échanges ce sont déroulées respectivement le 13 février 2017 à Dapaong pour le compte de la région des savanes, le 14 février 2017 à Kara pour le compte de la région de la Kara, le 15 février 2017 à Sokodé pour le compte de la région centrale, le 16 février 2017 à Atakpamé pour compte de la région des plateaux est, le 17 février 2017 à Adeta pour le compte de la région des plateaux ouest et le 20 février 2017 à Tsévié pour le compte de la région maritime.

Ces réunions d’information et d’échanges ont été animées par des experts de la Coordination Nationale REDD+, de l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE) et des experts recrutés pour appuyer la Coordination Nationale dans la conduite de l’EESS. Quatre présentations ont été faites sur plusieurs thématiques notamment les politiques de la Banque mondiale en matière de mesures de sauvegardes, les rôles et responsabilités de l’ANGE dans le processus de l’EESS de la REDD+ au Togo, le processus de réalisation de l’EESS, les rôles et responsabilités des parties prenantes dans la conduite de l’EESS du processus REDD+ au Togo, le contenu des termes de référence pour le recrutement du cabinet chargé de la réalisation de l’EESS et la liste sommaire des parties prenantes au processus de l’EESS de la REDD+.EESS2

Selon DZOGBEDO Agbenyo, expert environnementaliste à la Coordination Nationale REDD+, l’évaluation environnementale et sociale stratégique est « un processus systématique, formel et exhaustif servant à évaluer les effets environnementaux des politiques, stratégies, plans et programmes ainsi que leurs solutions de rechange. Ce processus d’EESS permet ainsi de déceler, très tôt les effets globaux d’une stratégie, d’un plan ou d’un programme et les conflits potentiels qu’il présente. Le processus donne lieu à un rapport écrit dont les conclusions sont utilisées pour la décision des autorités publiques concernées ».EESS1

Cette évaluation environnementale et sociale stratégique du processus REDD+ au Togo sera conduite sur une durée de dix-huit mois par un cabinet spécialisé en la matière et recruté selon les procédures de passation des marchés en vigueur.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+ 

Reunion CNREDD1

Le Comité National REDD+ du Togo a tenu ce 23 février 2017 sa 1ère réunion. La rencontre s’est déroulée au nouveau palais de la Présidence de la République à Lomé et a été présidée par le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, Président du Comité National, M. André JOHNSON. Outre le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, sept autres membres du gouvernement, membres du Comité National REDD+ étaient présents. Il s’agit du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, du Ministre des Mines et de l’Energie, du Ministre de la Planification du Développement, du Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, de la Ministre du Commerce, de l’Industrie, de la Promotion du Secteur Privé et du Tourisme, du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, ainsi que de la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation. Etaient aussi présents à cette rencontre l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, son Excellence M. Christophe Sander et les représentants des ambassades de France, des Etats-Unis, ainsi qu’un Représentant de la Banque mondiale.

Reunion CNREDD3

Dans son allocution d’ouverture, le Président du Comité National REDD+ M. André JOHNSON a remercié ses collègues ministres et les autres membres du Comité National pour leur présence à cette réunion. « La REDD+ est une opportunité pour aider le Togo à faire face à la question de l’utilisation des terres en milieu rural. Ce qui atténuera les impacts sur le couvert forestier à partir de la promotion du développement durable dans d’autres secteurs comme les mines, l’agriculture, les infrastructures etc. et renforcera la réforme du processus d’acquisition de la propriété foncière. À cet effet, la REDD+ doit être considérée comme un instrument pour la promotion du développement durable » a poursuivi le Président du Comité National REDD+. M. JOHNSON a à cet effet invité les membres du Comité National REDD+ à jouer chacun sa partition dans la conduite du processus en respectant les principes d’inclusion, d’ouverture et de transparence. Auparavant, le Coordonnateur National REDD+ M. Hèmou ASSI a souhaité la bienvenue aux membres du Comité National. « Cette réunion à laquelle nous sommes conviés ce jour, s’inscrit dans la mise en œuvre du décret N° 2016-007/PR du 25 janvier 2016 relatif aux organes de gestion de la REDD+ au Togo », a déclaré M. ASSI.

Reunion CNREDD2

Au cours de cette première réunion, les membres du Comité National REDD+ ont écouté deux présentations suivies de débats et adopté deux résolutions. La première présentation, animée par l’Assistant Technique International du processus REDD+ au Togo, Pr Jürgen Blaser, a porté sur la définition du processus REDD+, ainsi que sur les différents mécanismes de mise en œuvre et de financement disponibles. La seconde présentation, animée par le Coordonnateur National REDD+ M. Hèmou ASSI, a porté sur l’état d’avancement du processus au Togo et les principaux défis à relever pour un aboutissement rapide de la préparation de la stratégie nationale REDD+. Les deux résolutions adoptées par le Comité National REDD+ portent sur la création du comité de pilotage REDD+ (CP-REDD+) et sur la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+ en cours de préparation au Togo en optant pour son financement futur par le Fonds Vert pour le Climat.

Il convient de rappeler que c’est le 25 janvier 2016 que le Président de la République Togolaise a signé le décret N°2016-007/PR relatif aux organes de gestion de la REDD+. Ce décret créé trois organes de gestion du processus REDD+ au Togo. Il s’agit du Comité National REDD+, du Groupe National de Travail REDD+ et de la Coordination National REDD+. Selon les dispositions de ce décret, le Comité National REDD+ est l’organe suprême de gestion du processus REDD+ au Togo. Il est composé de 35 membres issus des institutions de l’administration publique, de l’Assemblée Nationale, des universités et institutions de recherche, des organisations de la société civile, du secteur privé et de la chefferie traditionnelle. Il a pour mission entre autres d’approuver la vision et les options stratégiques de la REDD+, arbitrer les conflits entre les parties prenantes, valider les orientations stratégiques et les programmes à mettre en œuvre en matière de REDD+, assurer le suivi, le contrôle et l’évaluation de la mise en œuvre du processus et veiller à l’implication de tous les acteurs concernés dans le processus. Cette première réunion du Comité National REDD+ consacre l’opérationnalisation de cet organe à la suite de la Coordination Nationale et du Groupe National de Travail.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

Un séminaire d’échanges et de concertation réuni du 08 au 10 février 2017 au Centre International des Conférences de Blitta les propriétaires de forêts privés et communautaires du Togo. La rencontre est organisée par la Coordination Nationale REDD+ et s’inscrit dans le cadre de la campagne d’information et de dialogue initial avec les parties prenantes au processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). L’objectif de ce séminaire est d’échanger avec les propriétaires de forêts privées et communautaires de l’ensemble du pays et les accompagner à mettre en place un cadre national de concertation pour mutualiser leurs ressources, développer des synergies et prendre une part active à la conduite du processus REDD+. Le séminaire regroupe quarante participants issus de l’Association pour une Afrique Verte Togo (AVT), de l’Association des Planteurs Privés du Togo (APPT) et des forêts communautaires de toutes les régions du pays. Planteurs1

C’est le préfet de Blitta M. BATOSSA Boukari qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce séminaire. Dans son discours d’ouverture, le préfet a rappelé que dans le cadre du processus REDD+ au Togo, les planteurs et reboiseurs ont été identifiés comme des parties prenantes importantes. « C‘est ce qui justifie la tenue de cette rencontre, après celle de février 2016 à Kpalimé. En effet, l’ambition d’une couverture forestière de 30% d’ici à l’horizon 2050 que nourrit le Togo ne peut se réaliser sans la participation active des propriétaires de forêts privées et des forêts communautaires » a affirmé le Préfet de Blitta.Planteurs2

Auparavant le Coordonnateur National REDD+ M. Hèmou ASSI, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne d’information à l’endroit des parties prenantes impliquées dans le processus REDD+. Les représentants des associations AVT (Association pour une Afrique Verte Togo) et APPT (Association des Planteurs Privés du Togo) se sont réjouis de l’initiative de ce séminaire. « Nous sommes conscients de l’importance de la forêt dans le processus de développement. C’est pourquoi nous sommes engagés à participer à la mise en œuvre du processus REDD+. Et nous attendons que la Coordination Nationale nous donne l’accompagnement nécessaire », a déclaré Ephrem TSIKPLONOU, Secrétaire Général de l’Association pour une Afrique Verte Togo (AVT). Pour le Président de l’Association des Planteurs Privés du Togo (APPT) M. NIMON Patcha, les membres de son association « espèrent que le processus REDD+ permettra d’avancer dans la gestion des forêts privées, de les rendre plus rentables et d’augmenter les superficies reboisées ». Le Directeur Général de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) a indiqué que « le processus REDD+ au Togo est à l’étape de planification. Il nous faut élaborer une stratégie nationale REDD+ acceptée par tous et un plan d’action. Ce n’est qu’après cela que nous pourrons aller à la mise en œuvre de projets concrets sur le terrain ».Planteurs3

Pour rappel, la Coordination Nationale REDD+ mets actuellement en œuvre le projet de soutien à la préparation à la REDD+. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la préparation du Togo à la REDD+ et vise à permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le résultat attendu est l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

Dans le cadre de la réalisation de l'évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) du processus REDD+ au Togo, la Coordination Nationale REDD+ recrute un cabinet. Pour plus de renseignement, prière consulter l'avis à manifestation d'intérêt.  

Publié dans Avis & Communiqués

Le Togo vient de réaliser le premier inventaire forestier de son histoire. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre du processus REDD+ a été réalisée avec l’appui de la coopération allemande à travers le Programme Appui au REDD+-readiness et réhabilitation de forêts au Togo (ProREDD). L’inventaire forestier consiste à évaluer de façon quantitative et qualitative les ressources floristiques et fauniques d'une forêt à un moment donné. Quand il concerne tout le territoire national, on parle d’inventaire forestier national (IFN). L’IFN se réalise à travers des méthodes statistiques et à l’aide de matériels spécifiques tels que le matériel dendrométrique (compas forestier, perche télescopique, etc.) et des outils de télédétection (images satellitaires haute résolution, GPS, etc.). Pour réaliser son inventaire forestier national, le Togo a validé une définition de la forêt au sens de la REDD+, inspirée de la définition de la FAO (2001) et de celle du code forestier national. Ainsi, la forêt est définie comme « une surface minimale de 0,5 ha portant des arbres dont les houppiers ou couronnes couvrent plus de 10% de la surface au sol et qui peuvent atteindre à maturité une hauteur minimale de 5m ».foret3

Selon M. SAMA   Boundjouw, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, « la conception et la mise en œuvre du premier inventaire forestier national au Togo vise à déterminer de façon fiable   le   potentiel   forestier   de l’ensemble du   territoire et à disposer d’un état de référence sur les ressources forestières et l’état du stock de carbone dans le cadre du processus incitatif de la REDD+ ». M. SAMA a ajouté que l’inventaire permettra de « connaitre avec précision l’état actuel de nos ressources forestières et de réaliser les négociations internationales sur le mécanisme REDD+ ». « Il servira ainsi d’outil d’aide permettant de fixer l’engagement du Togo dans la REDD+ dans un cadre plus large de développement durable », a-t-il poursuivi.

Selon les résultats de ce premier inventaire forestier national, le taux de couverture forestière au Togo est de 24,24% avec une dégradation très prononcée. Contrairement aux données estimatives sur la couverture forestière du Togo qu’on retrouve dans la littérature et dont les méthodologies de calcul ne sont pas disponibles, les résultats ainsi présentés ont le mérite de provenir d’une méthodologie claire, reproductible et validée sur le plan national.

Et parlant de cet inventaire forestier national, le chef du Programme d’appui à la préparation à la REDD+ et à la réhabilitation des forêts au Togo (ProREDD+), M. Andreas Schleenbaecker, a affirmé que « le Togo   a souscrit   à l’initiative REDD+, qui est une initiative des Nations Unies, dans le   contexte de lutte   contre le   changement climatique. Et dans ce cadre, il est important d’avoir des chiffres en matière de ressources forestières. L’inventaire forestier national s’inscrit dans ce cadre et nous pensons que c’est une grande avancée dans le processus REDD+ ».

Il est à rappeler que la réalisation de ce premier inventaire forestier national s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du document de proposition de mesures pour l’état de préparation à la REDD+ du Togo (Elaboration d’un niveau d’émission de référence national pour les forêts et/ou d’un niveau de référence national pour les forêts).

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

Publié dans Niveau de référence

La Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) a lancé une vaste campagne de sensibilisation et d’information des producteurs agricoles sur la REDD+. La campagne couvre l’ensemble du territoire national et se déroulera en deux grandes étapes : d’abord l’organisation d’ateliers régionaux de formation de producteurs relais et l’animation de séances de sensibilisation sur le processus REDD+ dans plusieurs cantons à travers l’ensemble des préfectures du pays. Cette campagne est conduite en collaboration avec la Coordination Nationale REDD+ et s’inscrit dans le cadre du projet de soutien à la préparation à la REDD+ financé par le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) et administré par la Banque mondiale. Selon M. FIKOU Ougadja, chargé du suivi-évaluation à la CTOP, « la Coordination Nationale REDD+ a organisé deux ateliers pour informer les producteurs sur le processus REDD+, comment il va être conduit et le rôle capital que nous devons jouer. Mais il faut que le maximum des producteurs connaisse ce processus et participe à sa mise en œuvre. Nous pensons que c’est une bonne initiative et une opportunité pour le Togo ». CTOP

Selon les responsables de la CTOP, l’objectif global de cette campagne de sensibilisation est de contribuer à la diffusion du concept REDD+ au niveau des populations rurales à la base en échangeant avec les producteurs agricoles sur le phénomène de changement climatique, sur le lien entre la déforestation/la dégradation des forêts et les changements climatiques, ainsi que sur le rôle central des forêts dans la lutte contre les changements climatiques. Les discussions avec les producteurs portent aussi sur le mécanisme REDD+ et les raisons qui ont amené le Togo à s’y engager, sur les activités prévues dans la phase de préparation du Togo à la REDD+, sur les rôles et responsabilités des producteurs agricoles dans cette phase de préparation et sur les grands défis environnementaux et sociaux auxquels fait face le monde agricole aujourd’hui. « Cet appui à la CTOP vise à informer l’ensemble des producteurs agricoles et des populations rurales du Togo sur le processus REDD+ afin de susciter leur participation à toutes les activités de consultation qui vont être menées », a déclaré Hèmou ASSI, Coordonnateur National REDD+. CTOP2

Démarré en janvier 2015, le processus de préparation à la REDD+ du Togo enregistre de grandes avancées. Le résultat attendu de cette phase de préparation est l’élaboration d’une stratégie nationale REDD+ cohérente et accepté par tous.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC, Coordination Nationale REDD+

mercredi, 07 décembre 2016 15:30

Processus REDD+ au Togo : de grandes avancées

Le Togo, l’un des dix-huit pays engagés dans le processus REDD+ sur le continent africain fait des pas de géant dans le processus de préparation à la REDD+. Le pays a pour ambition de disposer d’une stratégie nationale REDD+ d’ici à 2018. Démarré en janvier 2015, le processus de préparation à la REDD+ enregistre des résultats encourageants, grâce à une très forte volonté politique au plus haut sommet de l’Etat. Dans cet esprit, le Chef de l’Etat, afin de suivre de manière permanente la conduite du processus, a désigné son Conseiller Economique, le Pr Koffi SODOKIN, comme son représentant personnel pour le processus REDD+ au Togo. Selon le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI « le Togo envisage de soumettre son rapport d’avancement à mi-parcours au comité des participants du FCPF en 2017. D’ici là, nous disposerons d’un premier jet de notre stratégie nationale REDD+ ». « Nous sommes confiants puisque nous avons déjà démarré une vaste campagne d’information et de consultation de l’ensemble des parties prenantes et lancé une dizaine d’études analytiques », a poursuivi M. ASSI.Avancement1

La forte implication des autorités togolaises dans le processus REDD+ augure de bonnes perspectives pour ce pays qui place l’arbre au centre de son développement économique et social. En effet, le gouvernement a adopté en janvier 2016, un décret qui crée trois organes pour gérer le processus REDD+ au Togo à savoir, le Comité National REDD+, le Groupe National de Travail REDD+ et la Coordination Nationale REDD+. Ces organes sont tous opérationnels.

Par ailleurs, avec l’appui de la coopération allemande (ProREDD/GIZ), le Togo a réalisé le premier inventaire forestier national de son histoire et les résultats ont été publiés le 25 octobre 2016. Selon Boundjouw SAMA, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, « le taux de couverture forestière est de 24,24% avec une dégradation très prononcée. Il y a donc un travail énorme de restauration à faire. Et nous pensons que le processus REDD+ va largement contribuer à cela ». C’est dans ce cadre qu’il a été engagé plusieurs consultations des acteurs à la base sur le processus REDD+. Ces consultations ont été marquées par plusieurs ateliers d’information et d’échanges avec ces acteurs, notamment, des ateliers de lancement du processus REDD+ au niveau national et au niveau régional, des ateliers d’information et d’échanges avec les organisations non-gouvernementale (ONG), les producteurs agricoles, les chefs traditionnels, les organisations de femmes, les organisations de jeunes, ainsi que des ateliers de formation à l’intention des journalistes et professionnels des médias. Cette campagne a permis aux organisations de la société civile togolaise de comprendre le processus REDD+ et de s’organiser pour y participer. Avancement2

Comme résultat de cette vaste campagne de consultation, les acteurs sont organisés pour participer à l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ du Togo. Ainsi, les organisations non-gouvernementales ont mis en place le Conseil National de Organisations de la Société Civile pour le Développement Durable (CNODD). Les femmes ont créé le Consortium Femmes REDD+ Togo (CF-REDD+ Togo). De même, les producteurs agricoles sont organisés au sein de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP). Les chefs traditionnels sont réunis au sein du Conseil National de la Chefferie Traditionnelle. Les jeunes quant à eux sont organisés au sein du Conseil National de la Jeunesse (CNJ). Afin de permettre les concertations au niveau local, la Coordination Nationale REDD+ à apporter un appui à la mise en place de vingt-cinq commissions préfectorales de développement durable (CPDD) en 2016. Ces commissions viennent s’ajouter aux dix autres déjà installées par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, ce qui porte à trente-cinq le nombre de plateformes préfectorales de concertation sur la REDD+. Selon le Coordonnateur National REDD+, « la campagne d’information et de dialogue initial a touché plusieurs ministères sectoriels et l’Assemblée Nationale. Toutefois, nous comptons intensifier cette campagne en direction des ministères clés tels que ceux en charge de l’agriculture, de l’énergie, de la planification et de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat ainsi que de l’économie et des finances ».

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC, Coordination Nationale REDD+

Un atelier d’information et d’échanges avec les plateformes des ONG, des femmes et des producteurs agricoles sur la REDD+ s’est tenu à Sokodé (région centrale) du 14 au 15 novembre 2016. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la 3ème mission de suivi et d’appui de la Banque mondiale à la mise en œuvre du projet de soutien à la préparation à la REDD+ qui s’est déroulée du 07 au 18 novembre 2016. L'atelier a regroupé les responsables du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour le Développement Durable (CNODD), des réseaux régionaux des organisations de la société civile, de la Coalition Togolaise des Organisations de Producteurs (CTOP) et du Consortium Femmes REDD+ Togo (CF-REDD+ Togo).

Cette rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs ciblés et à approfondir les échanges avec eux sur leurs rôles et responsabilités dans la conduite du processus REDD+ au Togo. « Vous êtes des acteurs important du processus et nous avons voulu vous rencontrer dans le cadre de cette mission pour vous écouter, mais aussi pour mission sokode 002réaffirmer notre soutien au travail qui est fait par la Coordination Nationale REDD+ sur le terrain avec vous », a déclaré Dr. Koffi Hounkpe, chef de la mission de suivi et d’appui de la Banque mondiale. L’atelier a été marqué par des présentations et des débats sur plusieurs sujets notamment, le mécanisme REDD+, l’organisation et le fonctionnement du Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF), les procédures de gestion globale du projet de soutien à la préparation à la REDD+, les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes dans l’intégration des mesures de sauvegardes environnementales et sociales, ainsi que dans l’information et la communication pour l’élaboration de la stratégie nationale REDD+. La rencontre a également permis aux représentants des ONG, des femmes et des producteurs agricoles de faire le point de leurs activités à la mission de la Banque mondiale et de présenter les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

mission sokode 003Selon le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI, « les ONG, les femmes et les producteurs agricoles sont des acteurs clés du processus REDD+. La 3ème mission d’appui et de suivi de la Banque mondiale est pour eux une occasion de mieux s’imprégner de la conduite du processus au Togo ». « C’est une initiative très salutaire. Cela nous a permis de discuter directement avec les membres de la mission de la Banque mondiale sur les difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de notre mission en tant qu’organisation de la société civile », a déclaré Paul KANFITINE, Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour le Développement Durable (CNODD).

Blaise ATAKOUNA
Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

Une mission de suivi et d’appui de la Banque mondiale séjourne au Togo du 07 au 18 novembre 2016. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de soutien à la préparation à la REDD+ (réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Ce projet, mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières à travers l’Unité de Coordination Nationale REDD+, est financé par le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) et administré par la Banque mondiale.

La mission de suivi et d’appui de la Banque mondiale est conduite par Dr. Koffi Hounkpe, chef du projet de soutien à la préparation à la REDD+ (P-REDD+). Selon Dr. Hounkpe, la mission est une occasion « de faire un bilan global de la conduite du processus REDD+ au Togo, analyser toutes les difficultés qui entravent le bon déroulement du processus, notamment les questions de passation des marchés, de gestion financière, de consultation des acteurs et de gestion technique ».

Dans le cadre de cette mission, un atelier d’échanges sur l'état de mise en œuvre du projet de soutien à la préparation à la REDD+, s’est tenu à Lomé du 08 au 09 novembre 2016. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par M. FOLLY Yao Djiwonou, Directeur de l’Inspection des Ressources Forestières, représentant le Secrétaire Général du Ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières. Selon M. FOLLY, cet atelier est une occasion « d’échanger sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la mission de février 2016, sur l’état d’avancement du projet de soutien à la préparation à la REDD+ et les difficultés rencontrées, notamment sur la gestion financière, les procédures de passation des marchés, l’information et la consultation des parties prenantes, l’évaluation environnementale, sociale et stratégique, ainsi que le mécanisme de suivi évaluation ».art mission bm 002

Selon le Coordonnateur National REDD+, Hèmou ASSI, « plusieurs réunions techniques et sessions thématique sont au programme de cette mission pour analyser en détail les questions clés nous permettant de commencer dans les meilleurs délais l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ du Togo ». Toujours dans le cadre de cette mission, une rencontre avec plusieurs catégories de parties prenantes au processus REDD+ au Togo est prévue à Sokodé du 14 au 15 novembre 2016. Il s’agit pour les membres de la mission de toucher du doigt les réalités des actions menées sur le terrain par ces parties prenantes, notamment les organisations non gouvernementales, les femmes et les producteurs agricoles. Les membres de la mission de suivi et d’appui de la Banque mondiale ont aussi rencontré plusieurs autorités ministérielles du pays, ainsi que le représentant personnel du Chef de l’Etat sur le processus REDD+ au Togo.

Pour rappel, le projet de soutien à la préparation à la REDD+ vise à permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le résultat attendu est l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous.

Blaise ATAKOUNA
Responsable IEC,
Coordination Nationale REDD+

A propos de la REDD+

La Coordination Nationale REDD+ est l'un des trois organes chargés de gérer le processus REDD+ au Togo. Elle a pour rôle d'assurer la conduite opérationnelle du processus REDD+. Elle a été créée par decret N° 2016-007 du 25 janvier 2016 relatif aux organes de gestion de la REDD+ au Togo. Ce décret créé aussi le Comité National REDD+ qui est l'organe suprême de gestion du processus et le Groupe National de Travail REDD+. La Coordination Nationale REDD+ est sous la tutelle du Ministère de l'Environnement et de Ressources Forestières. Cette Coordination Nationale met actuellement en oeuvre le Projet de soutien à la Préparation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation de forêts (P-REDD+). L'objectif de ce projet est de permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le but ultime est l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous.

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