mercredi 18 août 2021

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Osc1Le processus REDD+ au Togo est en marche avec une forte implication des acteurs de la société civile dans la préparation de la stratégie nationale REDD+. La campagne d’information, de sensibilisation et de dialogue initial avec l’ensemble des parties prenantes au processus menée par la Coordination Nationale REDD+ depuis deux ans, a permis à ce pays de faire des progrès significatifs en matière de diffusion et de partage de l’information sur la REDD+. Cette campagne a en effet permis la mobilisation et l’engagement des parties prenantes et particulièrement des organisations de la société civile autour du processus. Cet engagement s’est matérialisé non seulement par la création de plateformes locales, régionales et nationales, la désignation de leurs représentants au sein des organes de gestion de la REDD+, notamment le Comité Nationale REDD+ et le Groupe National de Travail REDD+, l’initiation et la réalisation des activités de sensibilisation sur la REDD+ à l’endroit des populations à la base, mais aussi par la participation aux réunions de validation des études analytiques pour la rédaction de la stratégie nationale REDD+ du Togo.

Ainsi donc, le Consortium Femmes REDD+ Togo (CF-REDD+ Togo) a mené du 10 mai au 1er juin 2017 une campagne de sensibilisation sur le changement climatique, le processus REDD+ et l’économie du combustible qui a touché 7100 femmes et 300 hommes dans 60 cantons du Togo. Selon Mme ACAKPO-ADDRA Essivi Sinmégnon, Présidente du CF-REDD+ Togo « l’objectif de cette activité était de mobiliser les femmes autour du concept REDD+ et aider à réduire la pression sur la forêt à travers l’économie du combustible ».Osc2

Dans le même sens, le Conseil National des Organisations de la société civile pour le Développement Durable au Togo (CNODD) a élaboré en décembre 2016, un guide d’information sur les changements climatiques et la REDD+ intitulé « L’arbre, la forêt et notre vie sur Terre ». Sur la base de ce guide, le CNODD a organisé 35 ateliers d’information et d’échange avec les chefs traditionnels et les leaders locaux de 35 préfectures et organisé 50 émissions radiophoniques sur les antennes de 25 radios rurales et communautaires. « La radio est le média le plus accessible aux populations. En sensibilisant cette population dans les langues locales, nous souhaitons les impliquer d’avantage, aux côtés de l’Etat, dans la gestion durable de nos ressources forestières » a déclaré M. Paul KANFITINE, Président du CNODD.

Les producteurs agricoles ne sont pas du reste car ils sont propriétaires du domaine rural qu’ils exploitent pour nourrir la population. Ainsi, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) a lancé en décembre 2016 une campagne de sensibilisation et d’information des producteurs agricoles sur la REDD+ qui a consisté à l’organisation de 5 ateliers régionaux de formation de 108 producteurs relais et l’animation de 300 séances de sensibilisation sur le processus REDD+ dans 300 cantons du pays. « Nous nous engageons dans la REDD+ car nous espérons retrouver des terres fertiles et une pluviométrie abondante plus régulière pour nos activités agricoles » a déclaré M. FIKOU Ougadja, Responsable du suivi-évaluation à la CTOP.

Ce dynamisme de la société civile togolaise est salué au-delà des frontières du Togo à travers la sélection du groupement d’ONG « Education-Développement (E-D) et Association pour la Défense et le Conseil de la Femme (ADCF) » (E-D/ADCF) pour un financement au titre du Programme de Renforcement des Capacités de la Société Civile Africaine sur le processus REDD+, géré par la Société Civile Panafricaine et Forêt-Dépendant Peuples Autochtones (PACJA-MPIDO), pour un montant de 35 000 dollars US. Ce financement servira à la mise en œuvre du « Projet de renforcement de la participation de la Société Civile et des communautés locales dans la protection des forêts au Togo ». Le but poursuivi par ce projet est de contribuer au renforcement de la capacité du Togo dans la gestion des forêts à travers l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des émissions de carbone. « Les activités de sensibilisation de masse et de campagnes média prévues dans le cadre de ce projet cadrent bien avec les objectifs poursuivis dans cette première phase de préparation du Togo à la REDD+ » a déclaré le Coordonnateur National REDD+ M. Hèmou ASSI. Le consortium E-D/ADCF est basé dans la région centrale du Togo et opèrent dans les domaines de la gestion participative et durable de l’environnement, de la bonne gouvernance, ainsi que de la protection des droits de la femme et des enfants. OSC REDD 03

L’adhésion de la société civile togolaise au processus REDD+ a permis de renforcer les connaissances des populations sur ce processus. Ceci facilitera les activités de consultation en préparation et une meilleure prise en compte des préoccupations des populations dans la préparation et la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC, Coordination Nationale REDD+

Bois energie1Les acteurs impliqués dans le processus REDD+ au Togo ont validé le 13 juin 2017 au Relais de la Caisse à Lomé les résultats de l’étude approfondie sur la dynamique de l’utilisation du bois – énergie. C’était lors d’un atelier national qui a regroupé les acteurs de la filière bois-énergie, les directeurs centraux du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, les membres des groupes thématiques issus de divers ministères sectoriels, les membres des organisations de la société civile, les représentants des producteurs agricoles, les représentants des organisations de femmes, les planteurs privés et des personnes ressources. Cet atelier national fait suite aux cinq ateliers régionaux organisés du 22 au 29 mai 2017 pour la validation de l'étude approfondie sur la dynamique de l’utilisation du bois-énergie au niveau régional.

Bois energieC’est le Ministre de l'Environnement et des Ressources Forestières, M. André JOHNSON qui a présidé la cérémonie d'ouverture de l’atelier. Selon le Ministre JOHNSON, le bois-énergie représente une part importante de la consommation énergétique des populations togolaises. « La part de la biomasse énergie atteint 71% de la consommation finale nationale contre 26% pour les produits pétroliers et 3% pour l’électricité » a affirmé le Ministre JOHNSON. Selon lui, ce qui justifie la présente étude sur la dynamique de l’utilisation du bois-énergie c’est « la déforestation et la dégradation des forêts qui découlent de l’utilisation de l’énergie à travers l’exploitation abusive et non contrôlée du bois de chauffe et du charbon de bois ». « Il y a lieu de prendre des mesures préventives à travers le Système d’Information sur le Bois Energie pour suivre et contrôler la dynamique de disponibilité et de demande du bois » a conclut le Ministre. Il a par ailleurs remercié l’ensemble des acteurs de la filière pour leur disponibilité à étudier le rapport de cette étude et a émis le vœu que les résultats contribuent à bâtir une stratégie nationale REDD+ solide, cohérente et acceptée par tous.

Auparavant, le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI, a souhaité la bienvenue aux participants. Selon M. ASSI, le document de proposition de mesures pour l’état de préparation (R-PP) à la REDD+ du Togo a démontré que l’une des causes des changements d’affectation des terres est l’utilisation du bois de feu et du charbon pour les besoins en énergie domestique. C’est cette situation qui a orienté la formulation du 3ème axe stratégique préliminaire qui est « la maîtrise des énergies traditionnelles et le développement des énergies renouvelables ». « Pour ce faire, il est opportun de mener l’étude sur la dynamique de l’utilisation du bois énergie qui devra orienter les acteurs dans la formulation définitive de cet axe stratégique de la REDD+ au Togo », a conclut le Coordonnateur National REDD+.Bois energie2

Les participants à cet atelier ont eu droit à plusieurs présentations notamment les objectifs de l’étude et la démarche méthodologique, la description de la filière actuelle du bois-énergie, les acteurs de la filière, le modèle de simulation et les scénarii d’évolution de la consommation, ainsi que la proposition du système simplifié d’information sur la filière bois-énergie au Togo. Après avoir analysé toutes ces thématiques abordées par le rapport de l’étude, les participants ont validé à l’unanimité les résultats de l’étude approfondie sur la dynamique de l’utilisation du bois-énergie au Togo.

Il convient de rappeler que la présente étude fait partie d’une série de près de quinze études qui sont lancées par la Coordination Nationale REDD+ dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale REDD+. La réalisation de cette étude a été confiée au cabinet Allemand ECO-Consult.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

Publié dans Etudes analytiques

Cadre juridique3La Coordination Nationale REDD+ a organisé le 19 mai 2017, un atelier national de validation de l’étude sur ״l’analyse du cadre juridique et préparation des textes d’application dans le contexte de la REDD+ au Togo״. L’atelier a regroupé les membres de la commission des textes du ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, les membres des groupes thématiques issus des ministères sectoriels, les membres des organisations de la société civile, les représentants des producteurs agricoles et des personnes ressources. Cadre juridique1

En ouvrant les travaux de cet atelier, le Directeur de cabinet du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, M. TOKORO Adjignon s’est réjoui de la diversité des compétences réunies pour analyser le rapport de cette étude. « Ceci nous rassure que nous aurons un document final de très bonne qualité pour une mise en œuvre efficace du processus REDD+ » a déclaré M. TOKORO. Pour le Coordonnateur National REDD+, M. ASSI Hèmou, « la présente étude permettra de faire des propositions de réformes juridique et institutionnelle dans les différents secteurs afin d’assurer une mise en œuvre efficiente du processus REDD+ ». Pour la réalisation de cette étude, la Coordination Nationale REDD+ a commis M. AGBEMELO-TSOMAFO Ahoahoamé, Juriste environnementaliste. Selon lui, l’étude sur ״l’analyse du cadre juridique et préparation des textes d’application dans le contexte de la REDD+ au Togo״ fait d’abord un diagnostic des cadres politique, juridique et institutionnel des différents secteurs de développement en lien avec la REDD+, notamment le secteur de l’agriculture, le secteur de l’environnement et des ressources forestières, le secteur de l’énergie, le secteur des mines, le secteur de l’eau, le secteur de la planification, le secteur de l’administration territoriale, le secteur de l’économie et des finances, le secteur de l’urbanisme et du foncier, ainsi que les secteur du tourisme, de la culture et de la communication. « Cette analyse a permis de proposer une liste de textes urgents à prendre pour une mise en œuvre cohérente et efficiente du processus REDD+ au Togo », a ajouté M. AGBEMELO-TSOMAFO.Groupe thematique3

Il convient de rappeler que ״l’étude sur l’analyse du cadre juridique et préparation des textes d’application dans le contexte de la REDD+ au Togo״ fait partie d’une série de près de quinze études qui sont lancées par la Coordination Nationale REDD+ dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale REDD+.

 

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC,

Coordination Nationale REDD+

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CF REDD2Le Consortium Femmes REDD+ Togo (CF-REDD+ Togo) a lancé ce 10 mai 2017 une vaste campagne de sensibilisation sur le changement climatique, le processus REDD+ et l’économie du combustible. Cette campagne qui se poursuit jusqu’au 1er juin prochain rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet “Promotion de l'utilisation des foyers améliorés dans les ménages au Togo”. Ce projet initié par le CF-REDD+ Togo a reçu l’appui technique et financier de la Banque mondiale à travers la Coordination Nationale REDD+ et le projet “Gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT)”.

Selon la Présidente du CF-REDD+, Mme ACAKPO-ADDRA Essivi Sinmégnon, ce projet vise à “ réduire la déforestation et les émissions de gaz à effet de Serre (GES) à travers la promotion des foyers améliorés”. L’objectif à terme est de contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques.

D’un coût total de 35 915 000 FCFA, le projet “Promotion de l'utilisation des foyers améliorés dans les ménages au Togo” comporte quatre grandes activités. Outre la sensibilisation de 6000 personnes dont 5000 femmes issues de soixante cantons et villages de l’ensemble du territoire national, il est prévu l’acquisition et la mise à la disposition de 2000 foyers améliorés au profit de ménages ruraux pauvres, la formation de 300 femmes sur les techniques de construction de foyers améliorés de type banco, et le suivi-appui aux ménages dans la construction et l’utilisation de 6 000 foyers améliorés de type banco.

Le Consortium Femmes REDD+ Togo est une plateforme nationale des organisations de femmes engagées à participer à la mise en œuvre du processus REDD+ au Togo. Il a été mis sur pied en octobre 2016 à la suite de la campagne d’information et de dialogue initial que la Coordination Nationale REDD+ a engagé avec l’ensemble des parties prenantes impliquées dans le processus REDD+ au Togo.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC,

Coordination Nationale REDD+

Groupe thematique1La Coordination Nationale REDD+ a organisé le 18 mai 2017, une réunion d’échanges et de partage sur le processus REDD+ avec les membres des groupes thématiques sectoriels mis en place dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale REDD+. La réunion a regroupé les membres des groupes thématiques issus de six ministères clés à savoir le ministère de l’Environnement et Ressources Forestières, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, le ministère de l’Energie et des Mines, le ministère de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, le ministère de l’Economie et des Finances, ainsi que le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie.

Groupe thematique2Selon M. ASSI Hèmou, Coordonnateur National REDD+, « le résultat attendu du Togo dans cette phase de préparation à la REDD+, est l’élaboration d’une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par toutes les parties prenantes. Il est donc important que les départements ministériels soient associés à cet exercice. C’est pourquoi nous avons procédé à la mise en place des groupes thématiques de réflexion dans les différents ministères ». La présente réunion vise à « définir des stratégies et à mettre en place une organisation devant permettre une participation active des groupes thématiques sectoriels dans l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ » a poursuivi M. ASSI.

Au cours de cette rencontre, les groupes thématiques ont suivi une présentation sur l’état d’avancement du processus REDD+ au Togo et sur leurs rôles et responsabilités dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale REDD+. Ils ont aussi échangé sur les outils de collecte de données et d’informations au sein de leurs structures respectives, ainsi que sur les stratégies pour une bonne collaboration et une meilleure coordination des activités de rédaction de la stratégie nationale REDD+. Sur ce dernier point, les participants à la rencontre ont élaboré une feuille de route pour la rédaction de la première version de la stratégie nationale d’ici au 30 juin 2017. Groupe thematique3

En clôturant les travaux de cette rencontre, le Coordonnateur National REDD+ a remercié les membres des groupes thématiques pour leur mobilisation et leur disponibilité. « Vous êtes désigné pour faire partie d’une entité qui va contribuer à la mise en œuvre du processus REDD+ de façon permanente. Nous espérons donc pouvoir compter sur vous pour les activités futures », a conclu M. ASSI.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

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Synergie1

La Coordination Nationale REDD+ a organisé cinq (05) ateliers régionaux d'échanges et de partage entre les points focaux REDD+ et les plateformes des organisations de la société civile sur le processus REDD+. Les ateliers se sont déroulées du 19 au 25 avril 2017 dans toutes les régions économiques du Togo. Ces ateliers ont réuni les Directeurs régionaux et préfectoraux de l’environnement et des ressources forestières, points focaux REDD+ dans les régions et préfectures et les différentes plateformes des organisations de la société civile, notamment les réseaux régionaux des ONG, les organisations de jeunes, les organisations de femmes et les organisations de producteurs agricoles. Selon le Coordonnateur National REDD+, M. Hèmou ASSI, l’objectif de ces ateliers régionaux est de « permettre aux points focaux REDD+ et aux plateformes des organisations de la société civile de faire le point sur les activités réalisées dans leur région en lien avec le processus REDD+, de partager leurs expériences sur les difficultés rencontrées et de réfléchir sur les défis à relever pour la réussite du processus dans la région ». Les participants à ces ateliers ont également procédé à une autoévaluation du processus REDD+ et ont défini des stratégies pour une bonne collaboration et une meilleure coordination du processus au niveau régional.Synergie3

Les ateliers ont été marqués dans chaque région par une présentation des activités réalisées dans la région par les points focaux REDD+ et les plateformes régionales des organisations de la société civile, ainsi que par des discussions et échanges. Ces discussions ont permis entre autres de repréciser les rôles et responsabilités des points focaux REDD+, des plateformes des organisations de la société civile au niveau régional et d’identifier les stratégies pour une bonne collaboration et une meilleure coordination du processus REDD+ au niveau régional. L’exercice d’autoévaluation de la mise en œuvre de la REDD+ au Togo a permis aux participants de noter de grandes avancées, mais aussi des défis à relever notamment, le renforcement de l’engagement et de la participation de l’ensemble des parties prenantes au processus, une meilleure synergie entre les différents acteurs, une insuffisance des ressources techniques et financières pour la coordination des activités au niveau régional, ainsi que la non opérationnalisation de la commission nationale du développement durable. Afin de faire face à tous ces défis, les participants ont convenu de la mise en place d’un cadre de concertation et d’échanges sur le processus REDD+ au niveau régional.

Synergie2Démarré en janvier 2015, le processus de préparation du Togo à la REDD+ enregistre des résultats encourageants. Le pays a pour ambition de disposer d’une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous d’ici à décembre 2018.

 

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+ 

ateliers uct3La Coordination Nationale REDD+ a organisé deux ateliers d’information et d’échanges à l’intention des présidents des délégations spéciales des communes et des préfectures du Togo. Ces ateliers se sont déroulés respectivement à Kara le 03 avril 2017 et à Notsè le 05 avril 2017. Les participants sont venus de toutes les préfectures du Togo. Les deux ateliers ont été conjointement facilités par les responsables de trois ministères notamment le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales et le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie. Selon ASSI Hèmou, Coordonnateur National REDD+, l’objectif de ces ateliers est « d’échanger avec les présidents des délégations spéciales sur le processus REDD+ et sur comment ils peuvent contribuer activement à la conduite de ce processus au niveau local ». « Vous savez que les communes constituent le cadre privilégié pour la fourniture des services publics de base aux populations. Il est donc important que dans le cadre du processus REDD+, ces populations participent activement aux discussions sur toutes les questions en lien avec la gestion durable de nos ressources forestières », a poursuivi M. ASSI.

ateliers uct2La cérémonie d’ouverture des ateliers a été présidée à Kara par le Préfet de la Kozah, le Colonel BAKALI Hèmou Badibawou et à Notsè par le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières M. SAMA Boundjouw. Ces autorités se sont réjoui de la mobilisation des Présidents de délégations spéciales à ces rencontres. « Vous êtes très proches des populations à la base et vous connaissez mieux leurs préoccupations. Il est important que ces préoccupations soient intégrées dans vos plans de développement et qu’elles soient en harmonie avec la gestion durable de nos ressources forestières. C’est à cette nouvelle façon de planifier le développement que nous sommes conviés dans le processus REDD+ » a déclaré le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières.

Au cours de ces ateliers, les présidents des délégations spéciales des communes et des préfectures ont eu droit à trois présentations sur le processus REDD+, ses objectifs, ses avantages, les défis et opportunités liées à sa mise en œuvre, sur l’état d’avancement du processus au Togo, sur les prérogatives qui leurs sont dévolues par la loi N° 2007-011 du 13 mars 2007 sur la décentralisation et les libertés locales, ainsi que sur les modèles de planification urbaine axée sur la foresterie urbaine. « L’aménagement urbain a une place capitale dans la recherche de solutions aux problèmes liés aux déséquilibre écologiques et à la perte de la biodiversité. Pour y parvenir, il urge d’entretenir, planter et aménager la forêt urbaine sur les propriétés municipales, sensibiliser les propriétaires privés à l’importance de la forêt urbaine et les inciter à contribuer à son amélioration. En tant que premiers responsables des communautés à la base, vous avez un rôle important à jouer en ce sens », a lancé M. POLORIGNI Prince, Directeur des espaces verts, des monuments historiques et de l’embellissement à l’endroit des présidents des délégations spéciales. Dans le même sens, M. ADI Tabala, Chef Division tutelle des collectivités territoriales au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales a rappelé que « même si les compétences relatives au développement des communes doivent faire l’objet d’un transfert préalable de l’Etat au terme de l’article 39 de la loi N° 2007-011 du 13 mars 2007, les communes peuvent dans le contexte actuel mettre en œuvre certaines compétences sans attendre les moyens de l’Etat. Il s’agit notamment des compétences liées au développement local et à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme et l’habitat, à l’énergie et l’hydraulique, ainsi qu’à la gestion des ressources naturelles et la protection de l’environnement. ». « Dans cet esprit, vous avez un grand rôle à jouer dans la conduite du processus REDD+ », a lancé M. ADI à l’endroit des Présidents de Délégations Spéciales.

ateliers uct4A l’issue de ces présentations, les discussions et échanges ont porté entre autres sur le taux élevé de déforestation au Togo, la question foncière dans les communes et préfectures, la problématique de l’utilisation du bois-énergie au Togo, les acquis de la journée de l’arbre, l’élaboration des plans d’urbanisation des cantons, l’élaboration des plans de développement des communes, le rôle des plus grands pollueurs de la planète dans la lutte contre les changements climatiques, les feux de végétation, la problématique de l’utilisation des énergies alternatives, l’implication des ministères sectoriels dans la conduite du processus et la transhumance.

Ces discussions ont permis aux présidents des délégations spéciales des communes et des préfectures d’identifier leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre du processus REDD+ au Togo. Les échanges entre les participants ont permis de retenir que leurs rôles et responsabilités consistent entre autres à organiser des réunions pour vulgariser le mécanisme REDD+, protéger le patrimoine immobilier de l’Etat en collaboration avec le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, utiliser les radios locales pour informer les populations sur la REDD+ et la gestion durable des forêts, faire la promotion des reboisements urbains et des forêts urbaines, sensibiliser et mobiliser les chefs d’établissements et les élèves autour des activités de reboisement, faire la promotion des espaces verts dans les villes et élaborer des stratégies d’entretien des espaces déjà plantés.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+ 

cpdd1La Coordination Nationale REDD+ a organisé du 27 mars au 1er avril 2017, des réunions d’information et de partage sur le processus REDD+ à l’intention des membres de onze Commissions Préfectorales de Développement Durable (CPDD). La mission a été conjointement menée par les responsables de trois ministères notamment le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales et le Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes. Ces réunions ont concerné les CPDD des préfectures de Tône, Oti, Kozah, Binah, Tchaoudjo, Tchamba, Haho, Kloto, Zio, Lacs et Vo. Les Commissions Préfectorales de Développement Durable ont été mise en place dans ces préfectures dans le cadre de l’exécution du Projet de Renforcement des Capacités Nationales et Décentralisées de Gestion de l’Environnement (PRCNDGE), qui est le prolongement des activités du Programme National d’Actions Décentralisées de Gestion de l'Environnement (PNADE) et du Programme National de Développement des Capacités pour l'Environnement (PNDCGE). cpdd2

Selon Hèmou ASSI, Coordonnateur National REDD+, « Ces onze CPDD n’ont pas bénéficié de renforcement de capacités sur la REDD+. Ces réunions visent à sensibiliser les membres de ces commissions sur le processus REDD+ afin qu’elles jouent efficacement leurs rôles de plateformes de discussions et de concertation dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ ». Ces réunions ont permis à la délégation interministérielle d’entretenir les membres des onze CPDD sur plusieurs thématiques, notamment le développement durable, la Commission Nationale de Développement Durable et ses démembrements, le rôle des CPDD dans le développement local, la responsabilité des collectivités territoriales, le processus REDD+ au Togo et le rôle spécifique des CPDD dans la conduite de ce processus.

Il convient de rappeler qu’en 2016, la Coordination Nationale REDD+ avait procédé à l’installation de 25 commissions préfectorales de développement durable. Selon les termes du décret N°2011-016/PR du 12 janvier 2011 portant organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de Développement Durable (CNDD) et de l’arrêté interministériel N°018/MERF/MPDAT /MATDCL du 30 mai 2011 définissant la composition, l’organisation et le fonctionnement des commissions locales de développement durable, chaque commission préfectorale de développement durable (CPDD) est composée du préfet de la localité, du président de la délégation spéciale du conseil de préfecture, du représentant des présidents de la délégation spéciale des communes de la préfecture, des services déconcentrés, de tous les chefs des cantons de la préfecture, de tous les présidents des comités cantonaux de développement, d’un représentant des associations et ONG opérant dans la préfecture, ainsi que d’une représentante des groupements de femmes.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC,

Coordination Nationale REDD+

FormationIFN1Vingt (20) cadres du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, ainsi que cinq (05) membres des organisations de la société civile ont renforcé leurs capacités en méthodologie d’inventaire forestier du 06 au 18 mars 2017. L’atelier de formation qui s’est déroulé à l’Unité Technique Café Cacao (UTCC) et à l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové à Kpalimé a été organisé par la Coordination Nationale REDD+. La formation a été assurée par M. Frank KAMMER du cabinet Deutsche Forstservice (DFS) et Dr ADJOSSOU Kossi, expert national spécialisé en botanique et écologie forestière. FormationIFN2

Selon BAKABIMA Ditorgue Bakén’na, Responsable Monitoring Reporting and Verification (MRV) à la Coordination Nationale REDD+, « l’objectif de cette formation est de former les cadres nationaux en inventaire enfin de permettre à la partie nationale d’engager, de façon indépendante, les activités de collecte de données d’inventaire sur le terrain en utilisant les outils et techniques modernes dans le cadre de la mise en œuvre du système MRV dans le contexte de la REDD+ au Togo ». Durant les deux semaines de formation, les participants ont suivi des modules sur l’utilisation du récepteur GPS Garmin 64s, l’utilisation de la boussole, l’utilisation du clinomètre, la mise en place des placettes, l’identification des espèces, la manipulation du matériel dendrométrique et de la caméra numérique géoréférencée, la mesure du diamètre des arbres et des exercices pratiques. Ils ont fait des sorties de terrain pour simuler l’implantation des placettes et la prise de mesures, pour tester les conditions physiques des apprenants en condition réelle et pour retrouver les placettes avec le détecteur de métaux dans les montagnes de Kouma Konda et de Kadjali à Adeta. Les méthodologies de conduite de l’inventaire forestier national dans les pays voisins du Togo, notamment le Bénin et le Burkina Faso ont également été étudiées.FormationIFN

Selon Frank KAMMER du cabinet Deutsche Forstservice, « l’inventaire forestier consiste à évaluer de façon quantitative et qualitative les ressources floristiques et fauniques d'une forêt à un moment donné. Quand il concerne tout le territoire national, on parle d’inventaire forestier national (IFN) ». L’IFN se réalise à travers des méthodes statistiques et à l’aide de matériels spécifiques tels que le matériel dendrométrique (compas forestier, perche télescopique, etc.) et des outils de télédétection (images satellitaires haute résolution, GPS, etc.).

Le Togo a réalisé son premier inventaire forestier national en 2016 avec l’appui de la coopération allemande à travers le Programme Appui au REDD+-readiness et réhabilitation de forêts au Togo (ProREDD). Selon les résultats de ce premier inventaire forestier national, le taux de couverture forestière est de 24,24% avec une dégradation très prononcée. Cette formation permettra au Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières de prendre aisément en charge la réalisation technique du second inventaire forestier national prévu à l’horizon 2019-2020.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

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atalier dr dp2La Coordination Nationale REDD+ a organisé trois ateliers d’information et d’échange à l’intention de 230 Directeurs Régionaux, Directeurs Préfectoraux, Coordonnateurs des Agence d’Appui aux Initiatives à la Base (AGAIB), Coordonnateurs de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB) et Receveurs du trésor issus de sept (07) ministères clés impliqués dans le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). Ces ateliers se sont déroulés respectivement à Kpalimé le 13 mars 2017, à Blitta le 15 mars et à Dapaong le 17 mars 2017. Les participants sont venus de toutes les régions et préfectures du Togo. Selon DAMETOUGLE Totétièbe, Coordonnateur National REDD+ Adjoint, l’objectif de ces ateliers est de « sensibiliser et échanger avec les Directeurs régionaux et préfectoraux sur le processus REDD+ et les amener à s’impliquer dans le processus d’élaboration de la stratégie nationale REDD+ ».Les ministères ciblés par ces rencontres sont le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, le Ministère de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme, le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, le Ministère de la Communication, de la Culture et des Sports, le Ministère de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ainsi que le Ministère de l’Economie et des Finances. atalier dr dp3

La cérémonie d’ouverture des ateliers a été présidée dans chaque ville par le Directeur Régional de l’Environnement et des Ressources Forestières de la région. « La conduite du mécanisme REDD+ demeure un exercice hautement technique, mais sa réussite dépend d’une large participation de toutes les parties prenantes concernées par l’utilisation et la gestion des ressources forestières » a déclaré M. BITIBAYA Koffi, représentant la Directrice Régionale de l’Environnement et des Ressources Forestières de la région maritime. « Le processus REDD+ engage notre pays sur la voie de la rationalisation des pratiques agricoles, de l’amélioration de la gouvernance forestière, de la promotion du développement économique durable, de la viabilité des communautés, de l’aménagement du territoire et de la recherche sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi nous saluons la tenue de ces ateliers », a conclu M. BITIBAWA. atalier dr dp1

Au cours de ces ateliers, les directeurs régionaux et préfectoraux ont eu droit à trois présentations sur le processus REDD+, ses objectifs, avantages, défis et opportunités, sur l’état d’avancement du processus au Togo, ainsi que sur les rôles et responsabilités des ministères sectoriels dans la conduite du processus. A l’issue de ces présentations, les discussions entre les Directeurs régionaux et préfectoraux ont porté entre autres sur le taux élevé de déforestation au Togo, les garanties de succès du processus REDD+, la question foncière, la multiplication des institution traitant des questions de développement durable, l’opérationnalisation de la Commission Nationale de Développement Durable (CNDD), les autres réformes institutionnelles à opérer pour la mise en œuvre de la REDD+, la problématique de l’utilisation du bois-énergie au Togo, les feux de végétation, l’implication des ministères sectoriels dans la conduite du processus et la transhumance.

atalier dr dp4Ces discussions ont permis aux directeurs régionaux et préfectoraux d’identifier leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre du processus REDD+. Les échanges entre les participants ont permis de retenir que leurs rôles et responsabilités consistent entre autres à faciliter la conduite des études analytiques sur le terrain, assurer la veille pour la transparence du processus, faire le monitoring et le suivi du processus sur leur territoire, suivre et évaluer l’implication et la participation des parties prenantes dans le processus, répertorier et capitaliser les bonnes pratiques en matière de gestion durable des ressources forestières, prendre part aux réflexions et aux travaux des groupes thématiques sectoriels, prendre activement part aux travaux des Commissions Préfectorales de Développement Durable (CPDD), mettre en place un mécanisme de partage d’information, développer des synergies et mutualiser les ressources, mettre en œuvre des actions concertées, développer des partenariats avec d’autres acteurs du processus REDD+, s’organiser en groupes thématiques au plan régional et préfectoral et aussi mener des réflexions stratégiques pour mieux contribuer aux consultations  et à l’élaboration de la stratégie nationale REDD+.

Blaise ATAKOUNA

Responsable IEC

Coordination Nationale REDD+

A propos de la REDD+

La Coordination Nationale REDD+ est l'un des trois organes chargés de gérer le processus REDD+ au Togo. Elle a pour rôle d'assurer la conduite opérationnelle du processus REDD+. Elle a été créée par decret N° 2016-007 du 25 janvier 2016 relatif aux organes de gestion de la REDD+ au Togo. Ce décret créé aussi le Comité National REDD+ qui est l'organe suprême de gestion du processus et le Groupe National de Travail REDD+. La Coordination Nationale REDD+ est sous la tutelle du Ministère de l'Environnement et de Ressources Forestières. Cette Coordination Nationale met actuellement en oeuvre le Projet de soutien à la Préparation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation de forêts (P-REDD+). L'objectif de ce projet est de permettre à la forêt et aux arbres hors-forêt de continuer par jouer leur rôle socio-économique et écologique. Le but ultime est l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie nationale REDD+ cohérente et acceptée par tous.

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